Auteur Sujet: Competition d'aikido dans le jura !  (Lu 12197 fois)

Hors ligne irimi

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #10 le: septembre 24, 2010, 13:18:47 pm »
Je commence par la fin et vous verrez que nous allons remonter le fil de façon cohérente.

Pour ce qui est de votre présentation, à part les titres du genre "tête d'œuf de dragon atteint par la sagesse" visiblement donnés par le site lui-même, et pratiquant d’aïkido et iaïdo, je ne vois rien d'autre mais bon, on a le droit à l'anonymat et au pseudonymat.

Vous jugez important de justifier votre parcours alors que mon intervention initiale sur ce site était une simple réaction à la compétition en aïkido. Mais soit parlons du parcours.
Donc début 1987, enseignement 1997 soit 10 ans après, etc... EPA pas bien / Fédés super bien, ok comprit.

Pour ma part j'ai débuté en 1996 puis enseigné dès 1999, et oula grand malheur sans diplôme en plus (vite expions ce suppo de Satan).
Aussi, je devance votre remarque sur le fait que nous aurions pratiquement la même expérience de l'enseignement, c'est tout à fait faut car nous n'avons pas appris de la même façon et sommes différents.

Vous précisez que AP n'appliquerait pas les principes qu'il défend. C'est tout simplement que vous avez une vision figée de aïkido, d'où votre remarque sur l'étiquette traditionnelle et nous y reviendrons par la suite.
Effectivement je peux vous dire qu'Alain Peyrache est un maître qui se remet en question et fait évoluer sa pratique, son enseignement, sa pédagogie (ses élèves qui le côtoient en stage d'une année sur l'autre le constate d'autant plus). Je disais donc une vision figée, la vie c'est le mouvement, et l'aïkido c'est la vie.

Mais lorsque l’on juge une pratique, un enseignement, une éthique, avec des lunettes d'il y a quelques décennies, c'est bien la preuve que les structures fédérales sportives où vous êtes retourné, aliènent le pratiquant et le maintiennent dans le domaine du manifesté. A moins que les lunettes ne servent à obtenir une meilleure vision du déplacement méticuleux des pieds ou du ki transcendantal.

La différence fondamentale ce n'est pas l'étiquette traditionnelle que vous voudriez comme apposée commercialement, comme vous le dites, mais c'est la structure et le mode d'organisation d'un dojo qui par essence ne peut être que traditionnel, cela conditionne la pratique et par conséquent son esprit et son objectif.

Etre un maitre autonome de son dojo implique beaucoup de responsabilités.
Cela donne même un certain pouvoir (qui effraie ceux qui sont fondamentalement attachés à la lettre à l'esprit démocratique, mais faire de l'aïkido c'est justement faire autre chose). D'ailleurs des dérives sont possibles dans les systèmes affichés comme les plus démocratiques, il n'y a qu'à voir ce que nous vivons actuellement avec le régime despotique en place.

Donc pour le pouvoir, je dis oui, mais pour qui ? pour quoi ? pour des titres et grades ? un monopole ? une reconnaissance hiérarchique ? fédérale ? ministérielle ?

Ou bien tout simplement comme l'a souhaité le fondateur pour construire des individus libres et autonomes ?

Il me semble qu’il y a là un fossé pour ne pas dire un abîme.
Nous ne sommes pas dans le domaine de l'étiquette commerciale traditionnelle (comme vous le dites), mais bien dans le domaine de l'éthique qui conditionne l'action et l'esprit de l'action.

Tout le reste n’est que contingences.

Bien cordialement,

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #10 le: septembre 24, 2010, 13:18:47 pm »
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Re : Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #11 le: septembre 24, 2010, 15:50:09 pm »
Je commence par la fin et vous verrez que nous allons remonter le fil de façon cohérente.

Pour ce qui est de votre présentation, à part les titres du genre "tête d'œuf de dragon atteint par la sagesse" visiblement donnés par le site lui-même, et pratiquant d’aïkido et iaïdo, je ne vois rien d'autre mais bon, on a le droit à l'anonymat et au pseudonymat.

Dans le sujet présentation il y a quelques renseignements de plus, c'est là qu'il fallait chercher tout simplement.

Vous jugez important de justifier votre parcours alors que mon intervention initiale sur ce site était une simple réaction à la compétition en aïkido. Mais soit parlons du parcours.
Donc début 1987, enseignement 1997 soit 10 ans après, etc... EPA pas bien / Fédés super bien, ok comprit.

Je n'ai rien dit sur l'EPA, chacun est libre de pratiquer dans la structure qui lui convient ! qu'elle soit fédéral ou d'une autre forme.
Je n'ai pas dit non plus que les fédérations étaient super bien non plus ! Chaque système a son avantage et ses inconvénients.

Pour ma part j'ai débuté en 1996 puis enseigné dès 1999, et oula grand malheur sans diplôme en plus (vite expions ce suppo de Satan).

Je ne comprend pas cette remarque, je sais parfaitement que beaucoup d'enseignants de l'EPA n'ont aucun diplôme ou brevet et j'ai commencé a enseigné de cette façon moi aussi. On peut être un bon enseignant sans diplôme et un mauvais avec.

Aussi, je devance votre remarque sur le fait que nous aurions pratiquement la même expérience de l'enseignement, c'est tout à fait faut car nous n'avons pas appris de la même façon et sommes différents.

C'est une évidence ! Chaque personne étant différente l'enseignement reçu et dispensé est différent,.

Vous précisez que AP n'appliquerait pas les principes qu'il défend. C'est tout simplement que vous avez une vision figée de aïkido, d'où votre remarque sur l'étiquette traditionnelle et nous y reviendrons par la suite.

Vous faites une erreur d'appréciation, je suis loin d'avoir une vision figée de l'Aïkido car je le pratique dans différents dojo qui ne sont pas tous de la même fédération ou de la même école. Je regarde ce que les différents enseignants peuvent m'apporter.
Lors de ces cours j'ai bien vu quelques différences sur la pratique mais rien qui soit totalement différent ou antagoniste avec ce que j'ai connu avec l'EPA d'ou ma remarque sur l'étiquette "traditionnel" de l'Aïkido enseigné par cette école.

Effectivement je peux vous dire qu'Alain Peyrache est un maître qui se remet en question et fait évoluer sa pratique, son enseignement, sa pédagogie (ses élèves qui le côtoient en stage d'une année sur l'autre le constate d'autant plus). Je disais donc une vision figée, la vie c'est le mouvement, et l'aïkido c'est la vie.

Encore une fois vous interprétez mal mes propos. Ais-je dit que Mr Peyrache avait un aikido figé ? NON
Ais-je critiqué sa pratique ou son enseignement ? NON


Mais lorsque l’on juge une pratique, un enseignement, une éthique, avec des lunettes d'il y a quelques décennies, c'est bien la preuve que les structures fédérales sportives où vous êtes retourné, aliènent le pratiquant et le maintiennent dans le domaine du manifesté. A moins que les lunettes ne servent à obtenir une meilleure vision du déplacement méticuleux des pieds ou du ki transcendantal.

Puisqu'il faut préciser, j'ai plus pratiqué l'aïkido au sein de l'EPA qu'ailleurs donc si ma vision a été déformée comme vous dites c'est bien par ma première et plus ancienne école. Mais je crois qu'une fois encore on peut dire que j'ai une vision moins réduite que vous puisque je ne me contente pas d'une seule école.
A moins que vous pratiquiez aussi avec les enseignants des autres fédérations et diverses courants.

La différence fondamentale ce n'est pas l'étiquette traditionnelle que vous voudriez comme apposée commercialement, comme vous le dites, mais c'est la structure et le mode d'organisation d'un dojo qui par essence ne peut être que traditionnel, cela conditionne la pratique et par conséquent son esprit et son objectif.


Le mode de fonctionnement du dojo ou j'enseigne n'a pas changé entre l'EPA et la FFAB, son esprit est resté le même et son objectif est identique.
Puis-je en conclure que ce dojo est "traditionnel" ?

Mais qu'entendons nous par "traditionnel" ?


Etre un maitre autonome de son dojo implique beaucoup de responsabilités.
Cela donne même un certain pouvoir (qui effraie ceux qui sont fondamentalement attachés à la lettre à l'esprit démocratique, mais faire de l'aïkido c'est justement faire autre chose). D'ailleurs des dérives sont possibles dans les systèmes affichés comme les plus démocratiques, il n'y a qu'à voir ce que nous vivons actuellement avec le régime despotique en place.

Je crois que nous avons une vue différente de ce qu'implique la prise en charge d'un dojo.
Pour moi cela ne donne aucun pouvoir mais juste des responsabilités.
Celles de fournir un enseignement de qualité, qui soit renouvelé régulièrement; la remise en question régulière de sa vision et de son enseignement et surtout comprendre et accepter le fait que l'on travaille pour les élèves et pas pour soit.

Donc pour le pouvoir, je dis oui, mais pour qui ? pour quoi ? pour des titres et grades ? un monopole ? une reconnaissance hiérarchique ? fédérale ? ministérielle ?

Que l'on soit dans une fédération ou une école (libre ?) il peut exister des dérives, certains courent après la reconnaissance d'une façon ou d'une autre.
D'autres se contentent de pratiquer ou d'enseigner sans se soucier de "politique".
Il n'y a ici aucune différence entre les différentes écoles et fédérations d'aïkido.


Ou bien tout simplement comme l'a souhaité le fondateur pour construire des individus libres et autonomes ?

C'est justement en quittant l'EPA que j'ai retrouvé cette liberté d'action, et mon autonomie en tant que pratiquant et enseignant d'aïkido.
C'est maintenant que j'ai vu et pratiqué les différents système que je peux faire mon choix.


Il me semble qu’il y a là un fossé pour ne pas dire un abîme.
Nous ne sommes pas dans le domaine de l'étiquette commerciale traditionnelle (comme vous le dites), mais bien dans le domaine de l'éthique qui conditionne l'action et l'esprit de l'action.

Je ne rentrerais pas plus avant dans ce sujet car ce n'est pas l'endroit pour ça mais si vous souhaitez continuer cette discution par message privé c'est faisable.

Cordialement

Hors ligne irimi

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #12 le: septembre 24, 2010, 18:40:21 pm »
Vous justifiez votre vision non figée de l’aïkido en quelque sorte par du tourisme (différents dojos, écoles, fédérations…), prendre ce qui vous parait intéressant un peu partout, et au final vous n’y voyez plus grande différence. Je vous imagine avec une télécommande en train de zapper entre différents styles et professeurs…

Mais alors qui est votre professeur ?
Je veux parler de l’enseignement traditionnel qui se transmet de maître à élève et souvent au-delà des mots et gestes.
Selon moi, la tradition c’est d'essayer de conserver l’essence, la subtantielle moelle d’un principe, même si avec la modernité et le progressisme il peut prendre une forme différente (ce n'est pas un problème), mais le fond lui reste immuable.

Ce que je voulais dire c’est que l’aïkido d’Alain Peyrache des années 70 n’est pas le même que celui des débuts de l’EPA il y a près de 25 ans, ni le même que l’aïkido d’Alain Peyrache des années 2000, etc… mais que ça démarche est selon moi identique et qu’il n’en déviera pas.
Alain Peyrache est mon unique professeur, pourquoi irais-je suivre un autre enseignement lorsque j'ai encore tant d'années d'apprentissage à parcourir ? La démarche de ce maître est selon moi en parfaite cohérence, c’est-à-dire que la technique, la pédagogie, l’incitation à une démarche d’autonomie (vous savez la fameuse liberté !), l’organisation du dojo, la découverte de la culture orientale, reposent sur des principes authentiques.

Pour ce qui est du pouvoir, comme je l’ai dit dans le précédent message, le tout est de savoir ce que l’on en fait de ce pouvoir (effectivement il ne vaut mieux pas le mettre entre toutes les mains, c’est la raison pour laquelle le pratiquant choisit son professeur et vis versa).
Un professeur d’histoire par exemple dans une classe de collège a un pouvoir (et des responsabilités oui en miroir à ce pouvoir).
Tout acte d’enseignement est un acte politique (au sens « noble » du terme) car le formateur cherche à transformer quelque chose en autre chose, à susciter un intérêt ou un point de vue, à apporter une progression, etc... Le terme plus exact serait d’ailleurs autorité si vous préférez au lieu de pouvoir (cela peut choquer les âmes sensibles oui).
Dire qu’il n’a que des responsabilités et pas de notion de pouvoir, cela s’apparente plus ou moins à de la propagande (surtout lorsque les responsabilités sont diluées…), en quelque sorte livrer le message officiel avec les éléments de langage préconisés par la méthode nationale (système fédéral).
Dans toute communication nous y mettons notre empreinte, et nos erreurs aussi d’ailleurs, c’est inévitable et c’est une bonne chose car cela forge la capacité de jugement d’un élève à choisir son professeur et à ne pas recommettre les mêmes erreurs, s’il en est.

La confrontation (comprendre au sens de montrer à soi-même son travail) de sa pratique, oser pratiquer avec des aïkidokas que l’on a moins l’habitude de côtoyer par exemple lors de stages = vaut mieux que tous les discours.

Un maître ou un pratiquant avancé verra au premier coup d’œil si la pratique repose sur une gestuelle dénuée de sens ou si les principes sont bien là, et en recherche…

L'égo serait aussi un sujet pasionnant à développer, n'est-ce pas ?

Je vous informe du prochain stage dirigé par Alain Peyrache à Bourg-en-Bresse (01) les 16 et 17 octobre 2010 : www.aikidostage.com

Hors ligne irimi

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #13 le: septembre 24, 2010, 19:24:57 pm »
5ème message

Hors ligne Karuna

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #14 le: septembre 24, 2010, 21:02:22 pm »
Merci Irimi pour ta vision de la fidélité à son école et son maitre  :-)\_
  

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #15 le: septembre 25, 2010, 00:01:03 am »
Je reviens sur l'appréciation de bd_01 un peu plus haut qui me semble fondamentale sur la notion de « vision figée », je le cite :

"... je suis loin d'avoir une vision figée de l'Aïkido car je le pratique dans différents dojo qui ne sont pas tous de la même fédération ou de la même école. Je regarde ce que les différents enseignants peuvent m'apporter."

Il faut bien distinguer plusieurs étapes ou jalons dans le parcours d’un pratiquant d’art martial traditionnel (et tout cela n’a rien à voir avec les grades, c’est un parcours personnel) :

1- lorsque l’on débute, il est normal de ne pas avoir de repère clair dans les différentes offres ou courants aïkido, il faut se faire sa propre idée, et c’est encore plus difficile pour celui qui ne sait même pas quelle discipline il veut pratiquer car là c’est la grande nébuleuse des différentes disciplines et activités se rapportant plus ou moins aux sports ou pseudo-arts martiaux en général (mélangés à de la chorégraphie voire du secourisme : oui, parfois du grand n’importe quoi) ; il y a donc de quoi s’y perdre et dans un premier temps on peut effectivement faire un petit tour d’horizon de quelques mois ou années tout au plus avant de trouver la discipline et le professeur qui nous convient, à condition d’avoir au minimum une idée de ce que l’on cherche, l’objectif ou les objectifs pouvant être multiples bien entendu ;

2- pour le sujet qui nous intéresse, si l’on se place dans le domaine de l’aïkido et notamment de l’enseignement traditionnel de maître à élève, une fois le maître et donc le dojo trouvé, cela demande un investissement et une fidélité, car cette relation est toujours basée sur le respect mutuel, c’est le principe fondamental « un maître-un dojo », d’ailleurs « on entre » dans un dojo et l’on ne s’y comporte pas comme dans un club sportif ; il convient que le pratiquant travaille dans le sens qu’il se voit indiqué sans pour autant qu’il ne soit pas encouragé progressivement à développer son propre aïkido, adapté à son tempérament, sa morphologie, etc… c’est toujours le même principe de fidélité et de respect mutuel, de juste milieu, dans l’attitude comme dans la technique, etc…

3- lorsque que l’on est professeur dans son dojo, deux hypothèses :
       a.   on est au début de l’autonomie, on continue à poursuivre l’enseignement de son professeur (car l’on continu de représenter indirectement son enseignement) et l’on a aussi un repère nouveau pour évaluer son propre travail : ce sont ses propres élèves ; mais l’on demeure encore professeur et élève
       b.   on est un maître autonome dans son dojo et suffisamment avancé sur la voie, l’unique étalon est la qualité des élèves formés (je ne peux évidemment pas développer ce point précis ne l’ayant pas vécu)

Autrement, comme vous le suggérez bd_01, on peut choisir de ne pas respecter ce principe et de faire le tour de France des différents courants, formes et professeurs, il ne s’agit plus d’enseignement traditionnel, et dans ce cas comment construire son propre aïkido avec cohérence en collectionnant les images récoltées ici ou là ?

Alors oui mon cher bd_01, dans ce cas on a très certainement une vision « non figée » (et même très élargie) comme vous le dites de l’aïkido en général, nul doute que vous êtes peut-être même le champion du monde toutes catégories, mais il ne s’agit pas de votre aïkido, car votre propre aïkido ne peut que devenir squlérosé et figé justement en poursuivant cette gentille balade, seul l'enseignement traditionnel d'un maitre véritable peut mettre votre aikido en mouvement.

On a certainement du essayé de vous faire croire que c'est cela la vision non figée de l'aïkido (la liberté !), voire que c'est vous-même qui essayez de vous en persuader. Ce qui me fait mal au coeur c'est que ce sont justement ces fédérations pratiquant un aïkido sportif avec gala à bercy et compagnie, qui prétendent nous expliquer (comme au néophyte) ce qu'est la liberté, alors qu'elles mettent méthodiquement en place la destruction d'une discipline unique et sa dérive vers la compétition.

Si l'on parle de liberté, pour ma part je pense que la vraie liberté peut faire peur tout simplement, et que le parcours est sans comparaison possible, c'est aussi cela l'enseignement traditionnel de maitre à élève, osez, avoir le courage de changer de repère, de se remettre en question.

Est-ce que mes propos sont plus clairs maintenant ? Et pouvez-vous mieux vous situer ou toujours pas ?

J’ai bien ma petite idée, mais je sens que cela ne va pas vous plaire, tant pis :
Ne seriez-vous pas dans la phase n°1 (que cherchez vous ?) tout en imaginant être dans la phase n°3b (de toute façon l’aïkido je connais, donc j’ai juste à le perfectionner en piochant ici ou là…).

PS : la phase n°2 peut comporter une période où l'élève va commencer à enseigner dans le dojo de son professeur

Amicalement,
« Modifié: septembre 25, 2010, 08:28:24 am par irimi »

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #16 le: septembre 26, 2010, 20:39:32 pm »
Et comme promis, voici le lien sur l'historique de l'aïkido dans la région de Bourg-en-Bresse :

http://www.aikido01.com/aikido-club-bourg-en-bresse-historique.aspx

Il s'agit d'une illustration - parmi d'autres - du microcosme aïkido dans la région de Bourg-en-Bresse (01), et nul doute que de nombreux pratiquants de tous horizons ne manqueront pas d'y reconnaitre des similitudes avec leur région respective et l'échelle nationale.

Bonne lecture
« Modifié: septembre 26, 2010, 20:42:34 pm par irimi »

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Re : Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #17 le: septembre 27, 2010, 09:22:54 am »
Je suis désolé de ne pas avoir répondu avant puisque j'étais allé "zapper" dans un stage durant tout le WE.


Je reviens sur l'appréciation de bd_01 un peu plus haut qui me semble fondamentale sur la notion de « vision figée », je le cite :

"... je suis loin d'avoir une vision figée de l'Aïkido car je le pratique dans différents dojo qui ne sont pas tous de la même fédération ou de la même école. Je regarde ce que les différents enseignants peuvent m'apporter."

Il faut bien distinguer plusieurs étapes ou jalons dans le parcours d’un pratiquant d’art martial traditionnel (et tout cela n’a rien à voir avec les grades, c’est un parcours personnel) :

1- lorsque l’on débute, il est normal de ne pas avoir de repère clair dans les différentes offres ou courants aïkido, il faut se faire sa propre idée, et c’est encore plus difficile pour celui qui ne sait même pas quelle discipline il veut pratiquer car là c’est la grande nébuleuse des différentes disciplines et activités se rapportant plus ou moins aux sports ou pseudo-arts martiaux en général (mélangés à de la chorégraphie voire du secourisme : oui, parfois du grand n’importe quoi) ; il y a donc de quoi s’y perdre et dans un premier temps on peut effectivement faire un petit tour d’horizon de quelques mois ou années tout au plus avant de trouver la discipline et le professeur qui nous convient, à condition d’avoir au minimum une idée de ce que l’on cherche, l’objectif ou les objectifs pouvant être multiples bien entendu ;

2- pour le sujet qui nous intéresse, si l’on se place dans le domaine de l’aïkido et notamment de l’enseignement traditionnel de maître à élève, une fois le maître et donc le dojo trouvé, cela demande un investissement et une fidélité, car cette relation est toujours basée sur le respect mutuel, c’est le principe fondamental « un maître-un dojo », d’ailleurs « on entre » dans un dojo et l’on ne s’y comporte pas comme dans un club sportif ; il convient que le pratiquant travaille dans le sens qu’il se voit indiqué sans pour autant qu’il ne soit pas encouragé progressivement à développer son propre aïkido, adapté à son tempérament, sa morphologie, etc… c’est toujours le même principe de fidélité et de respect mutuel, de juste milieu, dans l’attitude comme dans la technique, etc…

J'ai un professeur chez qui je vais régulièrement, au moins 4 heures par semaine); lorsque j'étais à l'EPA je suis resté avec le même professeur tout en allant "zapper"
pour suivre des cours de Mr Peyrache.


3- lorsque que l’on est professeur dans son dojo, deux hypothèses :
       a.   on est au début de l’autonomie, on continue à poursuivre l’enseignement de son professeur (car l’on continu de représenter indirectement son enseignement) et l’on a aussi un repère nouveau pour évaluer son propre travail : ce sont ses propres élèves ; mais l’on demeure encore professeur et élève
       b.   on est un maître autonome dans son dojo et suffisamment avancé sur la voie, l’unique étalon est la qualité des élèves formés (je ne peux évidemment pas développer ce point précis ne l’ayant pas vécu)

Là je suis d'accord avec vous, mais que faire si le professeur ne peux pas répondre a toutes nos demandes ?
Doit-on attendre qu'il ai reçu la réponse ou peut-on transgresser la "fidélité" et aller chercher la réponse chez un autre enseignant lors d'un stage par exemple.
Je sais encore une fois je propose de "zapper".



Autrement, comme vous le suggérez bd_01, on peut choisir de ne pas respecter ce principe et de faire le tour de France des différents courants, formes et professeurs, il ne s’agit plus d’enseignement traditionnel, et dans ce cas comment construire son propre aïkido avec cohérence en collectionnant les images récoltées ici ou là ?

Il me semble bien que c'est ce qu'a fait votre Maître, sans aller jusqu'au tour de France. N'a t il pas lui aussi suivit plusieurs enseignements ?


Alors oui mon cher bd_01, dans ce cas on a très certainement une vision « non figée » (et même très élargie) comme vous le dites de l’aïkido en général, nul doute que vous êtes peut-être même le champion du monde toutes catégories, mais il ne s’agit pas de votre aïkido, car votre propre aïkido ne peut que devenir squlérosé et figé justement en poursuivant cette gentille balade, seul l'enseignement traditionnel d'un maitre véritable peut mettre votre aikido en mouvement.

Je vois, chaque élève devrait donc attendre le bon vouloir de son professeur pour apprendre de lui et uniquement de lui, tel l'oisillon dans son nid espérant recevoir la becquée de ses parents. Non, décidément je préfère garder le titre de "zappeur" et pouvoir choisir de qui je veux recevoir l'enseignement.


On a certainement du essayé de vous faire croire que c'est cela la vision non figée de l'aïkido (la liberté !), voire que c'est vous-même qui essayez de vous en persuader. Ce qui me fait mal au coeur c'est que ce sont justement ces fédérations pratiquant un aïkido sportif avec gala à bercy et compagnie, qui prétendent nous expliquer (comme au néophyte) ce qu'est la liberté, alors qu'elles mettent méthodiquement en place la destruction d'une discipline unique et sa dérive vers la compétition.

Je reconnais le discours que j'entendais il y a 20 ans dans le dojo ou j'étais, au moins une chose qui n'évolue pas  :P

Si l'on parle de liberté, pour ma part je pense que la vraie liberté peut faire peur tout simplement, et que le parcours est sans comparaison possible, c'est aussi cela l'enseignement traditionnel de maitre à élève, osez, avoir le courage de changer de repère, de se remettre en question.

Oui, tout a fait. C'est exactement ce par quoi je suis passé il y a 5 ans. J'ai osé repartir a zéro et reprendre du début ma pratique.
D'autres ont quittés l'EPA en demandant a conserver leur grades et leur titres en rejoignant d'autres groupes.
J'ai choisi moi de refuser la reconnaissance de ce que j'avais obtenu, j'ai demandé a être jugé sur ce que je valais réellement et sans traitement de faveur.
Comme vous le voyez j'ai accepté de tout perdre plutôt que d'obéir a un "ordre" inique.


Est-ce que mes propos sont plus clairs maintenant ? Et pouvez-vous mieux vous situer ou toujours pas ?
C'est très clair, je connais ces arguments depuis la fondation de l'EPA.
Je tiens a préciser que je n'ai rien contre les membres de l'EPA. J'ai encore des amis qui y sont et je ne cherche pas a les encourager
a en partir. Ils sont grands et font leurs choix, de plus ils savent qu'ils peuvent venir me voir quand ils le souhaitent je ne leur refuserais
jamais de monter sur le tatami.


J’ai bien ma petite idée, mais je sens que cela ne va pas vous plaire, tant pis :
Ne seriez-vous pas dans la phase n°1 (que cherchez vous ?) tout en imaginant être dans la phase n°3b (de toute façon l’aïkido je connais, donc j’ai juste à le perfectionner en piochant ici ou là…).

PS : la phase n°2 peut comporter une période où l'élève va commencer à enseigner dans le dojo de son professeur

Je n'atteindrais jamais la phase 3b, celui qui prétendra l'atteindre fera, je pense, une énorme erreur d'appréciation.
Je cherche évidemment a perfectionner mon aïkido, je suis les cours de mon professeur mais je fais aussi tout les stage possibles
car l'aïkido n'est pas unique et on peut trouver des choses a apprendre avec tout le monde même avec des débutants.


Cordialement
« Modifié: septembre 27, 2010, 10:11:13 am par bd_01 »

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Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #18 le: septembre 27, 2010, 10:14:01 am »
J'ai pour ma part beaucoup "voyage" dans l'univers de l'Aikido, commencant par une ecole non federale et passant dans divers courants (aikikai, yoshinkai, yoseikan etc). Et je suis surpris de voir a quel point certaines personnes pensent que c'est leur vision la "bonne" et que les autres se sont egares ou sont incapables d'avoir une vraie transmission traditionnelle de la discipline...
Malgres mes preferences evidentes (et personnelles) j'ai pourtant eu l'impression de cotoyer des gens sinceres dont beaucoup ne presentait pas ce cote manipule (voire illumine) qu'on leur prete souvent... du coup les derniers message de ce topic ont tendance a me faire sourciller... suis je le seul ?


Lexan
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Re : Re : Competition d'aikido dans le jura !
« Réponse #19 le: septembre 27, 2010, 11:08:19 am »
Bonjour Lexan

C'est ce que j'essaie de dire, peut-être de façon maladroite j'en convient.
Je ne pense pas que l'un ou l'autre ai le 'vrai' aikido.
Tous sont respectables du moment que leur engagement est sincère.
Comme je l'ai dit je ne critique pas les personnes qui vont a un endroit ou un autre, c'est leur choix et du moment qu'elles trouvent
ce qu'elles cherchent c'est bien.

Au départ j'avais juste réagis a cause de l'article indiqué par Irimi car cet article contient des erreurs et j'engageais
ceux qui le lisait a faire attention et a s'informer a une seconde source (au moins).
J'ai aussi donné mon avis, qui n'engage que moi, sur le Maître cité dans l'article. Avis qui n'évoquait que ce que je pouvais
dire de sont comportement vis a vis du dojo dont je m'occupais, des pratiquants ainsi que de l'association qui nous avait accueillis.

Il est clair pour moi que chaque pratiquant est libre de choisir sa voie, certains ne pensent pas ça et c'est dommage.
Comme je l'ai dit de mon coté j'accepte a mes cours tout pratiquant d'aikido sans regarder sa provenance,
la seul demande que je fais c'est que tout le monde travaille sans esprit d'opposition et dans la bonne humeur.

J'espère que je ne vous ai pas trop choqué par mes propos, j'avais même offert à Irimi de continuer a discuter de tout ceci pat messages privés
pour éviter de déranger les autres lecteurs. Cette façon de faire (en privé) avait ma préférence mais
il semble que Irimi n'ai pas souscrit a cette proposition.

J'ai pour ma part beaucoup "voyage" dans l'univers de l'Aikido, commencant par une ecole non federale et passant dans divers courants (aikikai, yoshinkai, yoseikan etc). Et je suis surpris de voir a quel point certaines personnes pensent que c'est leur vision la "bonne" et que les autres se sont egares ou sont incapables d'avoir une vraie transmission traditionnelle de la discipline...
Malgres mes preferences evidentes (et personnelles) j'ai pourtant eu l'impression de cotoyer des gens sinceres dont beaucoup ne presentait pas ce cote manipule (voire illumine) qu'on leur prete souvent... du coup les derniers message de ce topic ont tendance a me faire sourciller... suis je le seul ?


Lexan


 


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