Auteur Sujet: Ahmed («Jo» dans le quartier), est le fondateur de Grigny Vivacité  (Lu 1565 fois)

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Je dis aux jeunes : ""Commence par te former, apprends le travail et tu vas grimper""»

http://www.liberation.fr/societe/2005/06/07/je-dis-aux-jeunes-commence-par-te-former-apprends-le-travail-et-tu-vas-grimper_522562

 Ahmed («Jo» dans le quartier), , est le fondateur de Vivacité, une association qui draine plusieurs centaines de jeunes autour d'une salle de sports installée près de la Grande-Borne à Grigny (Essonne).

«J'ai grandi, j'ai fait toute ma vie à la Grande-Borne. Ma famille, mes amis, sont ici. Mon vrai point d'attache, c'est Grigny, je suis fier d'être de la Grande-Borne parce que j'aime ce quartier et les gens qui s'y trouvent. Cette ville, elle me tient à coeur. Je ne suis pas sûr que j'aurais créé des liens aussi forts si j'avais vécu ailleurs, à Paris, par exemple. Je veux aider les jeunes d'ici à s'en sortir. C'est l'éducation qui m'a rendu aussi comme ça.
 Mes parents m'ont appris l'importance du savoir, du respect. Ils m'ont toujours bien conseillé. La première fiche de paie de mon père en France, c'était en 1952 : il est venu d'Algérie à l'âge de 19 ans, il a travaillé à Paris, dans les restaurants, comme ouvrier aussi.

Les vieux, ils se levaient tôt le matin pour aller travailler, ils ne parlaient pas beaucoup. Ils partaient avec leur petite gamelle. Nous, on leur arrive à la cheville. Moi, je n'ai que du respect pour ces gens-là.

Ce n'est pas comme nous, on fait trop de chichis, de "blabla". On est tout le temps en train de chipoter. On nous propose un taf qui ne va pas alors qu'au temps de nos parents ils n'avaient pas le choix, ils allaient directement au charbon. Moi, j'ai un bac moins 70, je n'ai aucun diplôme. Si on me propose un travail et que j'ai besoin de manger, je ne vais pas dire non. Tu es obligé de travailler. Les jeunes, ce n'est plus pareil que les vieux.

Nous, on mettait des baskets "deux bandes", on ne chipotait pas. Maintenant, il faut avoir une paire à 150 euros. Je leur dis aux jeunes : "Commence par te former, apprends le travail et tu vas grimper."

Quand mon père est arrivé à la retraite, il est décédé. Comme tous les vieux, il est retourné là-bas pour y reposer. Toute ma famille est enterrée là-bas. Mes racines à moi, elles sont un peu des deux côtés de la Méditerranée, mais elles sont surtout ici.

Quand j'étais enfant, je me disais que j'irais ailleurs. Quand vous habitez un quartier avec ses problèmes, vous vous dites que vous n'y ferez pas votre vie.

Mais je me suis aperçu que je voulais développer mes projets pour les gens de Grigny. Ça n'a pourtant pas toujours été facile d'être de ce quartier, pour moi. J'avais 17, 18 ans, on m'a refusé l'accès à un BEP vente-action marchande à Arpajon parce que je venais de Grigny. Durant tout l'entretien, la conseillère pédagogique n'a fait qu'évoquer la Grande-Borne, on n'a pas parlé de moi. J'étais en colère. J'aurais voulu que l'on me décrive le lycée, que l'on me dise qu'on avait une place pour moi. Ce n'est pas possible de parler aux gens comme ça à un entretien.

Mes engagements aujourd'hui, c'est pour que les autres ne vivent pas ce que j'ai vécu, pour une meilleure intégration dans la cité. Pour mener à bien une action, je pense qu'il faut être issu du quartier. Les gens, ici, quand ils ne connaissent pas, ils se méfient.

 Notre association, Vivacité, a ramené vachement de jeunes qui font du sport. Faire une salle de musculation sans rien dans le cerveau, ça ne sert à rien. Ici, les gens travaillent les règles.

Un gamin, pour qu'il ne fasse pas de conneries, il faut qu'il ait des règles et un sens à sa vie.
On va chercher les jeunes en galère. Il y a un travail d'insertion à faire, de médiation par le sport, pour les orienter vers des professionnels, avec une assistante sociale, une maison de santé, des missions locales. On peut toujours aller chercher quelqu'un. Personne n'est irrécupérable. Tous ceux qu'on peut aider, on les aide mais il faut des moyens. Rien n'est jamais gagné. Il faut toujours être sur le pont. Je travaille vingt-quatre heures sur vingt-quatre. J'habite le quartier. Quand je vais au centre commercial, c'est comme si je déplaçais mon bureau. C'est un travail de tous les instants.»

 Responsable du club : Ahmed («Jo» dans le quartier)

- Directeur Technique Freddy BPJEPS "sports de contact " BPJEPS Kickboxing et MUAY THAI 6 ème KHAN.
Guillaume Baberian : Spécialité Entraînement sportif Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) entraîneur Grappling Enfants et spécialiste CROSS FIT.
- Mohamed Chérif "Hama" il a le diplôme d’entraîneur de Grappling FFL Ceinture Noire Grappling Adulte et MMA Vainqueur en Expert du NAGA Allemagne 2014.
Adresse d’entraînement :
Club vivacité
4 voie Athéna
91350 Grigny.
fb grignyvivaciteam.vivaciteamgrigny
« Modifié: janvier 07, 2015, 11:30:12 am par jomtien »
Kru Freddy Lepine entraîneur BPJEPS Muaythai Kickboxing et Sports de Contact
8 Khan
Le Maître, c'est la vie elle-même, où nous sommes en état d'apprentissage permanent. Citation de Jiddu Krishnamurti ...

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