Auteur Sujet: qu'est ce qu'un art martial finalement  (Lu 2282 fois)

Hors ligne Onitengu

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Re : Re : qu'est ce qu'un art martial finalement
« Réponse #10 le: avril 02, 2015, 20:59:21 pm »
Citer
Si tu fais des arts martiaux c'est grossièrement pour te battre

Un peu simpliste comme argument , si  c'est la seule définition   :-o~
J'aurais dû mieux souligner le "grossièrement". Ce que je veux dire c'est que tu peux toujours trouver le reste ailleurs, que ça soit la souplesse avec le yoga, la santé avec le qi qong, les jolis mouvements avec la danse ou l'adrénaline avec le parkour. Si parmi tout ça tu choisis l'art martial ou le sport de combat, c'est à mon avis pas par hasard, c'est pour apprendre (aussi) le combat ou la défense.
C'est plus une opinion qu'un argument, en fait.
La voie de l'immortalité est déjà d'avoir une vie digne de s'en souvenir.

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Re : Re : qu'est ce qu'un art martial finalement
« Réponse #10 le: avril 02, 2015, 20:59:21 pm »
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Hors ligne Alain Ternaute

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Re : qu'est ce qu'un art martial finalement
« Réponse #11 le: avril 02, 2015, 23:42:12 pm »
Salut !
La pratique martiale pour les garçons est une composante d'apprentissage dans à peu près toutes les civilisations. Je ne pense pas que ce soit anodin : il y a beaucoup à en retirer d'un point de vue psycho-moteur, gestion de conflit... ça peut être très large en fait. Comme dit 69Spirit : Les arts martiaux ont des fonctions au-delà de l'utilisation en temps de guerre.

Quand tu le pratique pour la beauté et le spectaculaire, ce n'est plus vraiment martial.  Pour être martial il faut focuser sur l'efficacité avant tout, souvent un peu moins spectaculaire.

Un peu comme Tony Jaa VS buakaw
Pour la beauté, c'est sûr. Le spectaculaire, par contre, est utile pour impressionner l'adversaire. Et cet aspect visuel est depuis fort longtemps une composante martiale (au sens "militaire").
Le fait, au contraire, de "focuser sur l'efficacité avant tout" est un parti-pris somme toute assez moderne, il me semble... #circonspect#

[...]
Amen.

Hors ligne lili

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Re : qu'est ce qu'un art martial finalement
« Réponse #12 le: avril 03, 2015, 10:12:43 am »
Quand on pratique des sports "normaux" (tennis, foot, natation,etc) on peut bien évidemment y mettre des valeurs comme la recherche de perfection, le depassement de soi, la rage de vaincre etc, mais cela demande que notre cerveau joue le jeu pour se donner l'illusion que l'enjeu est reel
Cependant, dans les cas des  sport de combat, comme dans les sports extremes d'ailleurs, cet effort n'est pas a fournir : notre corps va dans tout son eter jusqu'a notre cerveau reptillien comprendre intuitivement ce qui se passe vraiment : il y a un ou des adversaires qui veulent notre peau et faut prendre la leur avant. Toute la beauté de la chose vient du fait qu'a l inverse des autres pratiques, il faut utiliser notre cerveau pour finallement se dire que c est aussi un illusion, et qu'il faut donc garder le controle pour rester dans les regles de la discipline, respecter l'integrité de l'adversaire et donc l'adversaire.
A plus haut niveau, et grace a ce travail sur le controle de soi en situation de combat, on peut commencer a inclure des objectif secondaire
-utilisation de techniques plus difficiles (high kick a la place d'un crochet) qui peuvent eventuellement avoir un avantage tactique mais pas forcement (avec mes 60kg, l'utilisation de technique retournées peut m'aider a generer assez de puissance pour faire mal a quelqu un de plus lourd... ou pas ).
      -> on rentre assez facillement par cette facon de voir dans les mondes des sports de combat
-Utilisisation de technique plus simples et plus rapides, moins perilleuse, et adaptable avec le moins de necessité d'un corps athletique
      ->on entrtevoit par la la famille de la self defense
Qu'est ce que la beauté d'une technique en AM? C'est un coup que "nos trippes" traduisent par "Houu, je ne l'aurai pas vu venir celui la, et il aurait fait mal".

Un autre fait particullier de ce type de pratique, est que ces valeurs developpées (controle de soi, recul sur les evenements, comprehension de l'autre,etc) sont a la fois utile pour se battre reellement dans des situations reelles, qu'etre un soldat ou force de l'ordre qui suit les ordres malgre le fait que ses tripes lui disent de foutre le camp,
 et que surtout pour tout ceux qui ne sont pas dans les deux premiers cas, ca permet de chercher la reponse a la fameuse question de Socrate : Connais toi toi meme.
La recherche de la reponse a cette question nous permet tout simplement de mieux vivre dans notre societé  : la confiance en soi, la connaissance de ses limites, l'habitude de l'effort, la comprehension des autres, la gestion et l'habitude de la confrontation, la capacité d'investissement sur la durée sont des exemples direct d'utilisation des bienfaits de l'esprit martial dans la vie civile. On peut alors parler de philosophie ou facon de vivre (son tao)
« Modifié: avril 03, 2015, 10:30:01 am par lili »
On ne se bat pas dans l'espoir du succes,
C'est bien plus beau lorsque c 'est inutile

Hors ligne jomtien

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Re : qu'est ce qu'un art martial finalement
« Réponse #13 le: avril 04, 2015, 11:16:39 am »
Le Muay Boran est l'ancêtre du Muay Thaï moderne.
C'était un véritable art de guerre utilisé lors des combats militaires au corps à corps. Certaines de ses techniques font partie du bagage technique du Nakmuay (boxeur thaï). Présentation sommaire.


La genèse, l'histoire ancienne et l'image du muay-thaï sont présentées d'une manière standardisée dans une abondante littérature en Thaïlande.

 Les données historiques les plus anciennes, qui attesteraient de pratiques de boxe avant le xixe siècle, sont inspirées principalement par les chroniques royales, plusieurs fois réécrites (notamment sous Rama Ier), après les destructions du xviiie siècle (chute d'Ayutthaya en 1767). S'il est donc difficile de confirmer l'historicité des légendes et de la genèse du muay-thai1 du point de vue thailandais; il est aujourd'hui connu et admis que les thailandais héritèrent des arts martiaux khmers ( Kbach Kun Boran Khmer ), à la suite de la victoire d'Ayutthaya sur le royaume khmer d'Angkor ( en 1431 ) dont il était jusqu'alors le vassal. Il ne faut donc pas ignorer la forte teneur idéologique, notamment nationaliste, qui préside en Thaïlande à la présentation des origines du muay-thaï (et du muay-boran), son histoire ancienne, et son image contemporaine2.

Selon la tradition, en 1411, à la mort du roi Sen Muang Ma, ses deux fils, Ki et Fang, voulurent s'emparer du pouvoir. Comme leurs armées respectives n'arrivaient pas à se départager sur un champ de bataille, ils décidèrent de régler leur conflit par un duel. Chaque camp choisit son meilleur boxeur. L'homme de Fang fut battu et Ki monta sur le trône. La technique de combat de son guerrier (« boxeur ») fit école.

Au xvie siècle, le Muay-Thaï faisait partie de l'entraînement militaire.
 Le roi Naresuan le grand (r. 1590-1605) aurait encouragé sa pratique à ce titre3. Il atteignit sa plus grande popularité au début du xviiie siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, "le Roi Tigre". C'était le passe-temps favori de la population ; chaque village organisait des combats régulièrement.
 Le roi, qui était un boxeur de première force s'amusait à défier les champions locaux !
 À l'époque les combattants protégeaient leurs poings en se bandant les mains avec du crin de cheval.

Plus tard, le crin fut remplacé par des bandes de coton maintenues avec de la glu. On se servait de coquillages ou d'écorces d'arbres, comme coquille ! Parfois, avec l'accord des deux boxeurs, des morceaux de verre pouvaient être amalgamés dans la glu des bandages.

À cette époque, les combats se déroulaient sans catégories de poids ni de limite de temps (combat dit « au finish »).

Selon une légende, Naï Khanom Tom, soldat et boxeur capturé par les birmans en 1767, fut opposé à dix champions birmans qu'il mit K.O.. Il est devenu un héros national, auquel les Thaïlandais rendent hommage chaque année à l'occasion de la « Nuit des boxeurs ».


 


Le Ram-Muay ou hommage royal
Considérée comme dangereuse, voire mortelle, la boxe thaïlandaise fut interdite en 1921. Puis, vers 1930, elle réapparut en adoptant les règles de compétition et les techniques de poings de la boxe anglaise (gants de boxe, ring, reprises, interdiction des coups de tête, etc.).

Sport national et véritable industrie, le Muay-Thaï fait vivre environ 200 000 personnes, boxeurs, entraîneurs, commerçants, etc. Cette gigantesque affaire commerciale est gérée par deux organisations composées de promoteurs, qui organisent des combats tous les jours. Le nombre de pratiquants est évalué à 100 000
« Modifié: avril 04, 2015, 11:22:50 am par jomtien »
Kru Freddy Lepine entraîneur BPJEPS Muaythai Kickboxing et Sports de Contact
8 Khan
Le Maître, c'est la vie elle-même, où nous sommes en état d'apprentissage permanent. Citation de Jiddu Krishnamurti ...

 


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