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Auteur Sujet: Racheté par Hollywood, l'Ultimate Fighting Championship frappe fort  (Lu 261 fois)

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   commissions sportives américaines refusent de reconnaître le sport (encore appelé free fight) et les combats, très violents, déséquilibrés et peu régulés, opposent des pugilistes de seconde zone ou des stars en fin de carrière dans leur sport d’origine.

 L'Ultimate Fighting Championship (UFC), principale organisation de combat d'arts martiaux mixtes, a été rachetée par la puissante agence hollywoodienne WME-IMG. Un deal qui annonce une nouvelle étape dans le développement du sport controversé.
    
 Racheté par Hollywood, l'UFC frappe fort  


Après des semaines de rumeurs et de démentis, la vente, pour 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) a été confirmée cette semaine par tous ses protagonistes. Le principal promoteur mondial de combats de mixed martial arts (MMA, pour arts martiaux mixtes) est désormais la propriété de WME-IMG, titanesque «talent agency» californienne qui représente les intérêts et gère la com de bataillons de stars du cinéma, de la musique et du sport.


Trois raisons pour lesquelles la vente de l’UFC est un «big deal» pour l’industrie du divertissement et des cages octogonales, de Las Vegas à Hollywood...

Parce que la transaction est énorme

C’est tout simplement, selon ESPN, la transaction la plus importante de tous les temps en ce qui concerne une organisation sportive. Quatre milliards, c’est presque le double de la valeur du groupe estimée par Forbes l’an dernier. L’UFC, fondé il y a 23 ans, avait été racheté en 2000 pour 2 millions de dollars, une bouchée de pain, par les frères Lorenzo et Frank Fertitta, propriétaires de casino et enthousiastes lutteurs (on dit qu’ils règlent certains différents commerciaux au grappling). A l’époque, l’UFC est au bord de la faillite, plombé par sa réputation sulfureuse et son image peu ragoûtante. La plupart des


Sous la férule du promoteur Dana White, mastard chauve et ami d’enfance des Fertitta (c’est lui a soufflé aux frangins l’idée d’acheter l’organisation flageolante), l’UFC se barde de règles, bannit les coups les plus dangereux et améliore son image, sans pour autant brader son aura gladiatoresque, très prisée des moins de 25 ans, qui représentent 45% de son audience. White fait aussi émerger les premières stars entièrement «made in UFC», à l’instar de la très médiatique Ronda Rousey.




Dans les années 2000, la popularité du MMA explose tout autour du globe, parallèlement au business de l’UFC, qui domine de la tête et des


épaules son principal concurrent, Bellator, et absorbe les petits promoteurs, comme Strikeforce, devenu sa «deuxième division». Aujourd’hui, les combats du promoteur américain sont diffusés dans plus de 150 pays : aux Etats-Unis grâce à un lucratif partenariat avec la chaîne Fox et à l’étranger grâce à un pay-per-view très performant. Par ailleurs, l’organisation produit, en plus des combats, 2 000 heures de «contenus» (téléréalité, entraînements, talk-shows) par an sur son site de streaming payant.

En 2011, les Fertitta vendent 10% de l’UFC au cheikh Mansour d’Abou Dhabi et continuent le développement de la marque à l’international, malgré les résistances locales, notamment en France, où les combats en cage sont interdits. Les revenus bruts de l’UFC s’élèveraient pour l’année 2015 à 600 millions de dollars, mais ces derniers devraient exploser avec la renégociation du partenariat avec la Fox en 2018.
Une fois leur très gros chèque empoché, les frères Fertitta resteront actionnaires minoritaires de l’UFC. Quant à Dana White, il reste président de l’UFC, garanti de toucher environ 9% des revenus de l’organisation pour les cinq prochaines années.


Parce qu’elle s’inscrit dans le processus de «normalisation» du MMA

Si le MMA n’a pas encore la respectabilité des quatre piliers des sports américains (football, basketball, baseball et hockey), l’UFC est en passe de lever les dernières resistances médiatiques et légales. Ses galas sont couverts par les médias «mainstream», se tiennent dans les plus grandes arènes à guichets fermés et dépassent la boxe (les combats exceptionnels à la Mayweather-Pacquiao exceptés) en terme de revenu en pay-per-view. Il est loin le temps où le sénateur John McCain qualifiait le MMA de «combat de coqs avec des humains».

 Ses stars reçoivent une reconnaissance grand public : Ronda Rousey, encore elle, a été sacrée «athlète de l’année» aux ESPY awards, les Oscars du sport, et le fantasque Conor McGregor, poids plume irlandais, pose à poil ce mois-ci pour l’emblématique «Body Issue» de ESPN. Nul doute qu’entre les mains de WME-IMG, en charge de la communication de la puissante NFL depuis des années, la normalisation du MMA devrait s’accélérer - peut-être au prix d’une «Disneyification» de sa rusticité comme le craignent déjà certains amateurs.


Ce qu’il adviendra de Dana White dans les mois à venir devrait donner une bonne indication : le promoteur adepte des dérapages en tout genre (misogynie, homophobie) va devoir mettre de l’eau dans son vin et peut-être troquer ses t-shirts moulants de videur pour des costumes plus corporate s’il veut incarner le nouveau visage de l’UFC.

Au niveau institutionnel, le dernier verrou a sauté aux Etats-Unis en mars avec la légalisation des combats professionnels de MMA dans l’état de New York.

 Une interdiction longtemps vue comme une volonté de préserver la Big Apple comme capitale de la boxe anglaise alors que Las Vegas a depuis longtemps cédé aux sirènes du MMA. Pour fêter cette victoire symbolique, l’UFC va organiser en novembre ce qui s’annonce comme le plus grand gala de son histoire au Madison Square Garden, temple du noble art, afin d’inscrire ses stars dans l’héritage des Ali et Tyson. Ronda Rousey pourrait y faire son grand retour après sa défaite surprise en novembre 2015.

Seuls trois pays interdisent encore les combats libres en cage : la France, la Norvège et la Thaïlande.

Le dernier défi de l’UFC est la lutte contre le dopage, signalée par son partenariat avec la sérieuse USADA, l’agence antidopage américaine, depuis juillet 2015. Ainsi, l’organisation n’a pas hésité à retirer Jon Jones de la carte de son dernier gala, l’UFC 200, suite à un contrôle positif, alors qu’il était la principale attraction de la soirée.

Parce qu’on va voir les combattants de l’UFC sur tous les écrans

Les bureaux des nouveaux propriétaires de l’UFC se trouvent sur Beverly Hills. WME-IMG est un des principaux rouages de l’industrie du divertissement américain, à tel point que l’un de ses deux PDG, Ari Emanuel, est l’inspiration du fameux Ari Gold, archétype de l’agent hollywoodien hyperactif et héros de la série Entourage. WME-IMG, qui

cherche à passer d’intermédiaire de luxe à producteur de contenus, devrait mettre en place de nombreuses synergies entre les studios de cinéma et son championnat de MMA.

On peut donc s’attendre à voir les combattants de l’UFC cannibaliser les films d’action dans les années à venir, comme a pu le faire la WWE de catch dans les années 90 avec l’omniprésence de The Rock ou Hulk Hogan.

 Certains ont pris de l’avance : Ronda Rousey, déjà cliente de l’agence pour ses activités extra-sportives avant la vente de l’UFC, est apparue dans trois des plus gros blockbusters de l’année 2015 : Fast and Furious 7, Expendables 3 et… la version ciné d’Entourage, dans son propre rôle. Un mélange des genres entre sport et cinéma qui est dans l’ADN de l’UFC : ses cages octogonales ont été imaginées dans les années 1990 par John Milius, le réalisateur de Conan le Barbare. Juste retour aux sources.
Guillaume Gendron    
« Modifié: juillet 14, 2016, 10:54:18 am par jomtien »
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