Auteur Sujet: Hommage à Nokweed Davy  (Lu 86 fois)

Hors ligne Tovaritch

  • Bébé dragon
  • *
  • Messages: 57
  • Sagesse: 5
Hommage à Nokweed Davy
« le: mai 16, 2017, 18:26:26 pm »
Bonjour,

Je souhaiterais rendre hommage à l'un des plus grands champions de Muay Thaï des années 80 et 90, une véritable légende du nom de Nokweed Davy, qui est décédé au début du mois de septembre 2016, à l'âge de seulement 51 ans.

Pour mémoire, Nokweed Davy - qui ne pesait que 70 kg -, affronta en 1995 le géant français Jérôme Lebanner – 1m95, 105 kg -, contre lequel il tint pendant 5 rounds !!!
Nokweed Davy livra également un combat très serré contre la star française de l'époque Dany Bill, pour un championnat du monde.

Pour mieux parler de Nokweed Davy, et pour mieux le présenter, je vous livre ci-dessous une traduction que j'ai faite d'un article écrit le 7 septembre 2016 (soit une semaine après son décès), par un de ses élèves et amis.

L'anglais n'étant pas ma langue maternelle, et n'ayant qu'un niveau très scolaire dans la langue de Shakespeare, je demande votre indulgence pour les erreurs que j'aurais pu commettre.
Vous pourrez comparer vous-même à partir de l'article original, et toute observation ou correction de votre part sera la bienvenue.

Article original : http://fightland.vice.com/blog/rip-nokweed-davy

RIP NOKWEED DAVY

FIGHTLAND BLOG

Par Alexander Reynolds

On dit souvent que lorsque la légende est devenue réalité, c'est la légende qu'il faut raconter. Mais il n'est nul besoin d'embellir l'histoire de la vie de Wichit Somboon, alias Nokweed Davy, le légendaire champion et entraîneur de Muay Thaï, qui est soudainement décédé la semaine dernière en Thaïlande, à l'âge de 51 ans. (Article écrit le 07 septembre 2016)

Comme des millions de "Nak Muay" (boxeurs thaïs) avant lui, Nokweed Davy fut issu d'un milieu d'une épouvantable pauvreté, et il aurait pu faire passer le personnage d'Oliver Twist de Charles Dickens pour un privilégié. Né et ayant grandi à Nakorn Si Thammarat, dans le sud de la Thaïlande, Nokweed commença la boxe à l'âge de 7 ans, et se fraya son chemin vers les sommets du monde du combat dans les années 80 et 90, jusqu'à devenir l'une des plus grandes figures du sport professionnel. Trois fois champion du Rajadamnern dans trois catégories de poids différentes, il détint également le titre WMC des 147 livres (66,67 kg), et combattit dans des combats de K1 contre des adversaires immensément plus lourds que lui. Les passionnés de combat, et les experts assis en fauteuils, discutent et étudient encore aujourd'hui ses affrontements contre Issara Sakgreerin, Danny Bill et Jeff Ortzow - pour n'en citer que quelques-uns -, notamment ses redoutables coups de pieds circulaires, et son intelligence du combat digne d'un superordinateur.

Que ce fût à l'intérieur ou à l'extérieur du ring, Nokweed produisait une impression considérable sur ceux qui le connaissaient, et sur ceux qui combattaient contre lui. Aujourd'hui encore, Eden Donal (alais Pinky) fait la grimace à la seule évocation des low kicks de Nokweed.

"Je me trouvais au Lamai Gym lorsque je suis allé en Thaïlande pour la première fois. Nokweed avait une technique de coup de pied très tranchante. Je n'ai jamais senti des tibias aussi durs que les siens."

Il n'était pas le seul. Faisal Zakaria, qui était alors le combattant qui montait au Rompo Gym, se remémore avec une certaine tendresse du combat qu'il livra contre Nokweed. Et de ces satanés coups de pieds.

"Mr Pek, mon manager, me dit que j'allais combattre contre quelqu'un qui s'appelait 'Nokweed'. Je ne me préoccupai pas de son nom, pas plus que je ne me préoccupai de son palmarès de 250 combats. Lorsque M. Pek m'avertit qu'il pourrait me mettre K.O., je me mis à rire et je lui dis : 'Personne ne peut me mettre K.O. ni m'envoyer dormir, parce que je suis dingue,  parce que je suis costaud et parce que je suis rapide'. Je savais que pour devenir un champion il fallait combattre contre un champion. Je ne m'en préoccupais pas plus que cela, et je n'avais pas peur.

À mesure qu'on se rapprochait du jour du combat, les membres de mon staff ne cessèrent de s'inquiéter pour moi. Ils connaissaient Nokweed Davy, et moi non. Mais j'étais un costaud, et je pesais 73 kg. Notre combat était le dernier de la soirée. Le premier round fut une égalité. Le deuxième round fut bien plus dur. Je pouvais sentir combien ce type était dangereux, et qu'il pouvait réellement me blesser. Je sentais la douleur causée par ces low kicks, et je n'avais jamais rien ressenti de tel. Tout mon cœur et toute mon attention furent dirigés sur cette douleur, et c'est là que j'ai commencé à me déconcentrer. Il me décocha un high kick à la tête et je me suis effondré, endormi pour un moment dangereusement long. Je me souviens m'être réveillé plusieurs heures plus tard à l'hôpital, me demandant comment j'avais atterri là. Je me mis à sourire, et j'en rigolai de bon cœur.

Une fois sorti de l'hôpital, je me fis la folle promesse que désormais je ne m'entraînerais que pour mettre K.O les autres. Je retournai voir M. Pek dans une boîte de Reggae. Nokweed Davy et tous les autres combattants de la soirée y étaient.  J'allai directement voir Nokweed. Il se comporta comme un parfait gentleman, très humble, et très, très respectueux. Je lui demandai comment il m'avait mis K.O. avec cet enchaînement low kick – high kick. Il devint gêné et dit 'Non, non, ça n'a pas d'importance'. Cela ne m'empêcha pas de pratiquer moi-même cet enchaînement, et par la suite je gagnai de nombreux combats par K.O. Je lui dois énormément. En Muay Thaï, il fut comme mon grand frère."


Malgré ses 312 combats et sa terrible réputation sur le ring, Nokweed restait un grand type très discret qui ne parlait jamais de lui-même, et qui se vantait encore moins. Kevin Siam, le fidèle correspondant de Siam Fight News se souvient bien de lui.
"Nokweed ne demandait jamais rien à personne, ne courait pas après l'argent, et n'aimait pas partager ses histoires de boxeur. Il était discret sur sa célébrité, mais il aimait ses garçons du WMC Gym, qui, tout comme lui, avaient la passion du Muay Thaï. C'était un homme qui parlait peu. Mais à la salle, dès que la sueur commençait à couler sur le sol bétonné, il était comme un fauve avec ses combattants. Il aimait particulièrement Alex 'Demolition Man' Dally et Paul Slowinski, contre qui il combattit deux fois, et qu'il entraîna par la suite pendant plusieurs années."

À l'époque où il était une superstar de la boxe, quelques problèmes personnels eurent une incidence sur sa vie de boxeur. Ses yeux de velours pour les femmes lui valurent bien des ennuis, notamment lorsqu'une admiratrice le poignarda dans une chambre, après une dispute mémorable, digne des séries à l'eau-de-rose de la télévision thaïlandaise. Sportif jusqu'au bout, il continua à combattre malgré cette blessure à l'abdomen. Comme s'en souvient très bien Shuki Rosenzweig, qui combattit contre Nokweed à cette époque.

Il était plus lourd, mais toujours blessé par ce coup de couteau. Je le frappai deux fois en coup de pied direct (teep kick) au milieu du corps, là où se trouvait la blessure. Mais c'était comme si rien ne pouvait l'arrêter. Ce tigre blessé  était déchaîné, comme hors de contrôle ! Après seulement un round, mon entraîneur M. Daeng jeta l'éponge. J'ai gardé quelque part en 8 mm ou en vidéo ce premier round de calvaire.

Quelques épisodes de sa vie sont dignes d'un roman 'Pulp Fiction'. Au cours d'une altercation avec un chauffeur de taxi, Nokweed Davy régla l'affaire en lui envoyant à la tête un coup de pied circulaire propulsé à la vitesse d'une fusée, le tuant instantanément. Alors qu'il se trouvait en prison, le monde du Muay Thaï souffrit de son absence, et il est rapporté que la mafia thaïlandaise paya sa caution pour le faire sortir du tristement célèbre Bangkok Hilton, afin qu'il combatte pour une série de combats lucratifs – on raconte également qu'en échange de sa liberté retrouvée, Nokweed Davy dut "se coucher" sur le ring une fois ou deux.

Bien qu'ayant eu maille à partie avec plus de gangsters qu'un personnage d'un roman de Ernest Hemingway, Nokweed Davy était trop stoïque pour se plaindre, trop modeste pour se vanter, trop honorable pour médire. À l'âge de 40 ans, il se retira de la boxe, et devint l'entraîneur de jeunes coqs talentueux tels que Dzhabar Askerov, Paul Slowinski (qui combattit deux fois contre Nokweed et le battit par K.O.), et Nathalie Zoukatas. Le Gentleman Boxeur a emporté bien des secrets avec lui, mais il laisse à sa famille et à ses proches amis de touchants souvenirs.

"Je me souviens de son anniversaire", raconte Rober Ng, "et nous lui avons tous acheté un gâteau, des cigarettes et une caisse de Red Bull. Il devint vraiment gêné et essaya d'éviter le gâteau. C'était le Nokweed que nous connaissions, que nous aimions et que nous respections. Il m'entraîna, il fut dans mon coin. Il fut une légende et une superstar de ce sport. Deux de mes meilleurs souvenirs… L'avoir vu en personne combattre contre Paul Slowinski, et l'avoir eu dans notre coin, moi et son frère Paidang, au cours de la même soirée. Mon meilleur souvenir de Nokweed fut quand il me dit 'Tu vas gagner, sûr !'"

Et il eut raison.

Par-delà le boxeur humble, par-delà la folle légende, à la fin de sa vie tout ce dont il voulait qu'on se souvienne de lui, c'était comme d'un "type bien". Il était plus que bien. Il était bien, bien plus que cela. Que Nokweed Davy repose en paix. Nous n'en verrons peut-être jamais un autre comme lui.

Nokveed vs Lebanner

Nokweed vs Bill

Nokweed vs Zwane

Nokweed vs Issara


Webmartial - Forum : arts martiaux, sports de combat, mma, free fight, combat libre

Hommage à Nokweed Davy
« le: mai 16, 2017, 18:26:26 pm »

Hors ligne jomtien

  • เฟรดดี้
  • Dragon Sorcier des ténèbres
  • *
  • Messages: 2676
  • Sagesse: 150
  • Sexe: Homme
  • ORIGINE DU MUAYTHAI
Re : Hommage à Nokweed Davy
« Réponse #1 le: mai 20, 2017, 08:49:49 am »
Bonjour,

TOP HOMMAGE A CE NAKMUAY DE LEGENDE RIP  :-=# ;-)p
Je souhaiterais rendre hommage à l'un des plus grands champions de Muay Thaï des années 80 et 90, une véritable légende du nom de Nokweed Davy, qui est décédé au début du mois de septembre 2016, à l'âge de seulement 51 ans.

Pour mémoire, Nokweed Davy - qui ne pesait que 70 kg -, affronta en 1995 le géant français Jérôme Lebanner – 1m95, 105 kg -, contre lequel il tint pendant 5 rounds !!!
Nokweed Davy livra également un combat très serré contre la star française de l'époque Dany Bill, pour un championnat du monde.

Pour mieux parler de Nokweed Davy, et pour mieux le présenter, je vous livre ci-dessous une traduction que j'ai faite d'un article écrit le 7 septembre 2016 (soit une semaine après son décès), par un de ses élèves et amis.

L'anglais n'étant pas ma langue maternelle, et n'ayant qu'un niveau très scolaire dans la langue de Shakespeare, je demande votre indulgence pour les erreurs que j'aurais pu commettre.
Vous pourrez comparer vous-même à partir de l'article original, et toute observation ou correction de votre part sera la bienvenue.

Article original : http://fightland.vice.com/blog/rip-nokweed-davy

RIP NOKWEED DAVY

FIGHTLAND BLOG

Par Alexander Reynolds

On dit souvent que lorsque la légende est devenue réalité, c'est la légende qu'il faut raconter. Mais il n'est nul besoin d'embellir l'histoire de la vie de Wichit Somboon, alias Nokweed Davy, le légendaire champion et entraîneur de Muay Thaï, qui est soudainement décédé la semaine dernière en Thaïlande, à l'âge de 51 ans. (Article écrit le 07 septembre 2016)

Comme des millions de "Nak Muay" (boxeurs thaïs) avant lui, Nokweed Davy fut issu d'un milieu d'une épouvantable pauvreté, et il aurait pu faire passer le personnage d'Oliver Twist de Charles Dickens pour un privilégié. Né et ayant grandi à Nakorn Si Thammarat, dans le sud de la Thaïlande, Nokweed commença la boxe à l'âge de 7 ans, et se fraya son chemin vers les sommets du monde du combat dans les années 80 et 90, jusqu'à devenir l'une des plus grandes figures du sport professionnel. Trois fois champion du Rajadamnern dans trois catégories de poids différentes, il détint également le titre WMC des 147 livres (66,67 kg), et combattit dans des combats de K1 contre des adversaires immensément plus lourds que lui. Les passionnés de combat, et les experts assis en fauteuils, discutent et étudient encore aujourd'hui ses affrontements contre Issara Sakgreerin, Danny Bill et Jeff Ortzow - pour n'en citer que quelques-uns -, notamment ses redoutables coups de pieds circulaires, et son intelligence du combat digne d'un superordinateur.

Que ce fût à l'intérieur ou à l'extérieur du ring, Nokweed produisait une impression considérable sur ceux qui le connaissaient, et sur ceux qui combattaient contre lui. Aujourd'hui encore, Eden Donal (alais Pinky) fait la grimace à la seule évocation des low kicks de Nokweed.

"Je me trouvais au Lamai Gym lorsque je suis allé en Thaïlande pour la première fois. Nokweed avait une technique de coup de pied très tranchante. Je n'ai jamais senti des tibias aussi durs que les siens."

Il n'était pas le seul. Faisal Zakaria, qui était alors le combattant qui montait au Rompo Gym, se remémore avec une certaine tendresse du combat qu'il livra contre Nokweed. Et de ces satanés coups de pieds.

"Mr Pek, mon manager, me dit que j'allais combattre contre quelqu'un qui s'appelait 'Nokweed'. Je ne me préoccupai pas de son nom, pas plus que je ne me préoccupai de son palmarès de 250 combats. Lorsque M. Pek m'avertit qu'il pourrait me mettre K.O., je me mis à rire et je lui dis : 'Personne ne peut me mettre K.O. ni m'envoyer dormir, parce que je suis dingue,  parce que je suis costaud et parce que je suis rapide'. Je savais que pour devenir un champion il fallait combattre contre un champion. Je ne m'en préoccupais pas plus que cela, et je n'avais pas peur.

À mesure qu'on se rapprochait du jour du combat, les membres de mon staff ne cessèrent de s'inquiéter pour moi. Ils connaissaient Nokweed Davy, et moi non. Mais j'étais un costaud, et je pesais 73 kg. Notre combat était le dernier de la soirée. Le premier round fut une égalité. Le deuxième round fut bien plus dur. Je pouvais sentir combien ce type était dangereux, et qu'il pouvait réellement me blesser. Je sentais la douleur causée par ces low kicks, et je n'avais jamais rien ressenti de tel. Tout mon cœur et toute mon attention furent dirigés sur cette douleur, et c'est là que j'ai commencé à me déconcentrer. Il me décocha un high kick à la tête et je me suis effondré, endormi pour un moment dangereusement long. Je me souviens m'être réveillé plusieurs heures plus tard à l'hôpital, me demandant comment j'avais atterri là. Je me mis à sourire, et j'en rigolai de bon cœur.

Une fois sorti de l'hôpital, je me fis la folle promesse que désormais je ne m'entraînerais que pour mettre K.O les autres. Je retournai voir M. Pek dans une boîte de Reggae. Nokweed Davy et tous les autres combattants de la soirée y étaient.  J'allai directement voir Nokweed. Il se comporta comme un parfait gentleman, très humble, et très, très respectueux. Je lui demandai comment il m'avait mis K.O. avec cet enchaînement low kick – high kick. Il devint gêné et dit 'Non, non, ça n'a pas d'importance'. Cela ne m'empêcha pas de pratiquer moi-même cet enchaînement, et par la suite je gagnai de nombreux combats par K.O. Je lui dois énormément. En Muay Thaï, il fut comme mon grand frère."


Malgré ses 312 combats et sa terrible réputation sur le ring, Nokweed restait un grand type très discret qui ne parlait jamais de lui-même, et qui se vantait encore moins. Kevin Siam, le fidèle correspondant de Siam Fight News se souvient bien de lui.
"Nokweed ne demandait jamais rien à personne, ne courait pas après l'argent, et n'aimait pas partager ses histoires de boxeur. Il était discret sur sa célébrité, mais il aimait ses garçons du WMC Gym, qui, tout comme lui, avaient la passion du Muay Thaï. C'était un homme qui parlait peu. Mais à la salle, dès que la sueur commençait à couler sur le sol bétonné, il était comme un fauve avec ses combattants. Il aimait particulièrement Alex 'Demolition Man' Dally et Paul Slowinski, contre qui il combattit deux fois, et qu'il entraîna par la suite pendant plusieurs années."

À l'époque où il était une superstar de la boxe, quelques problèmes personnels eurent une incidence sur sa vie de boxeur. Ses yeux de velours pour les femmes lui valurent bien des ennuis, notamment lorsqu'une admiratrice le poignarda dans une chambre, après une dispute mémorable, digne des séries à l'eau-de-rose de la télévision thaïlandaise. Sportif jusqu'au bout, il continua à combattre malgré cette blessure à l'abdomen. Comme s'en souvient très bien Shuki Rosenzweig, qui combattit contre Nokweed à cette époque.

Il était plus lourd, mais toujours blessé par ce coup de couteau. Je le frappai deux fois en coup de pied direct (teep kick) au milieu du corps, là où se trouvait la blessure. Mais c'était comme si rien ne pouvait l'arrêter. Ce tigre blessé  était déchaîné, comme hors de contrôle ! Après seulement un round, mon entraîneur M. Daeng jeta l'éponge. J'ai gardé quelque part en 8 mm ou en vidéo ce premier round de calvaire.

Quelques épisodes de sa vie sont dignes d'un roman 'Pulp Fiction'. Au cours d'une altercation avec un chauffeur de taxi, Nokweed Davy régla l'affaire en lui envoyant à la tête un coup de pied circulaire propulsé à la vitesse d'une fusée, le tuant instantanément. Alors qu'il se trouvait en prison, le monde du Muay Thaï souffrit de son absence, et il est rapporté que la mafia thaïlandaise paya sa caution pour le faire sortir du tristement célèbre Bangkok Hilton, afin qu'il combatte pour une série de combats lucratifs – on raconte également qu'en échange de sa liberté retrouvée, Nokweed Davy dut "se coucher" sur le ring une fois ou deux.

Bien qu'ayant eu maille à partie avec plus de gangsters qu'un personnage d'un roman de Ernest Hemingway, Nokweed Davy était trop stoïque pour se plaindre, trop modeste pour se vanter, trop honorable pour médire. À l'âge de 40 ans, il se retira de la boxe, et devint l'entraîneur de jeunes coqs talentueux tels que Dzhabar Askerov, Paul Slowinski (qui combattit deux fois contre Nokweed et le battit par K.O.), et Nathalie Zoukatas. Le Gentleman Boxeur a emporté bien des secrets avec lui, mais il laisse à sa famille et à ses proches amis de touchants souvenirs.

"Je me souviens de son anniversaire", raconte Rober Ng, "et nous lui avons tous acheté un gâteau, des cigarettes et une caisse de Red Bull. Il devint vraiment gêné et essaya d'éviter le gâteau. C'était le Nokweed que nous connaissions, que nous aimions et que nous respections. Il m'entraîna, il fut dans mon coin. Il fut une légende et une superstar de ce sport. Deux de mes meilleurs souvenirs… L'avoir vu en personne combattre contre Paul Slowinski, et l'avoir eu dans notre coin, moi et son frère Paidang, au cours de la même soirée. Mon meilleur souvenir de Nokweed fut quand il me dit 'Tu vas gagner, sûr !'"

Et il eut raison.

Par-delà le boxeur humble, par-delà la folle légende, à la fin de sa vie tout ce dont il voulait qu'on se souvienne de lui, c'était comme d'un "type bien". Il était plus que bien. Il était bien, bien plus que cela. Que Nokweed Davy repose en paix. Nous n'en verrons peut-être jamais un autre comme lui.

Nokveed vs Lebanner

Nokweed vs Bill

Nokweed vs Zwane

Nokweed vs Issara


Kru Freddy Lepine entraîneur BPJEPS Muaythai Kickboxing et Sports de Contact
8 Khan
Le Maître, c'est la vie elle-même, où nous sommes en état d'apprentissage permanent. Citation de Jiddu Krishnamurti ...

 


* Newsletter

S'abonner à la newsletter de Webmartial

Votre email :

Chaque mois, l'actualité des arts martiaux et des sports de combat dans votre email !