Auteur Sujet: Étude sociale sur les arts martiaux.  (Lu 497 fois)

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Étude sociale sur les arts martiaux.
« le: mai 21, 2017, 20:35:08 pm »
Un sociologue de Québec avec d’autres personnes tous impliqués dans les arts martiaux sont arrivé à ce constat : Aujourd’hui les arts martiaux qui sont visibles (possédant des écoles ou enseigné dans des loisirs) sont tous ‘’Commerciales’’.
Donc l’approche est mercantile.
Par-contre certaines de ces écoles tout en étant commerciales enseignent aussi les valeurs et la Voie (DO).
L’étude repose sur la majorité des dites écoles et l’enseignement mercantile.
En est-il pareille en France ou ailleurs?
Ma conclusion est : les gens pensent apprendre les arts martiaux mais en réalité il n’y a aucun ‘’martial’’, aucun ‘’art’’ et les valeurs sont balayées sous le tapis.
Voilà où on est rendu.  Que vous soyez d’accord ou pas.

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Étude sociale sur les arts martiaux.
« le: mai 21, 2017, 20:35:08 pm »

Hors ligne Askinass

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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #1 le: mai 22, 2017, 09:36:11 am »
Je n'ai pas pratiqué dans tous les clubs de karate de France, mais je peux tout de même dire que les compétitions ont galvaudées l'enseignement. Avoir des résultats en compétition est devenu le graal (visibilité dans les médias locaux, subvention, etc...). De ce fait, on apprend à sautiller d'avant en arrière, 2 coups de poings (j'ai lu une thèse dans laquelle il est démontré que 80% des points marqués en compétition le sont avec un direct arrière "gyaku tsuki") et 2 coups de pieds et on exécute les kata pour la forme esthétique et non plus pour le fond.

Hors ligne shotoura

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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #2 le: mai 22, 2017, 12:08:46 pm »
La rareté apporte la valeur.

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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #3 le: mai 22, 2017, 20:29:14 pm »
Donc pour le karaté-France étant donné qu’il est presque totalement axé sur la compétition, on peut dire que là aussi c’est commercial en premier.
Aujourd’hui comme vous le savez nous vivons dans une société marchande et beaucoup veulent se rendre au somment de la pyramide.
Un petit bémol : malheureusement nous n’avons pas bien compris le ‘’principe premier’’ de la compétition.


Hors ligne Le promeneur

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Re : Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #4 le: mai 22, 2017, 20:34:18 pm »
Je n'ai pas pratiqué dans tous les clubs de karate de France, mais je peux tout de même dire que les compétitions ont galvaudées l'enseignement. Avoir des résultats en compétition est devenu le graal (visibilité dans les médias locaux, subvention, etc...). De ce fait, on apprend à sautiller d'avant en arrière, 2 coups de poings (j'ai lu une thèse dans laquelle il est démontré que 80% des points marqués en compétition le sont avec un direct arrière "gyaku tsuki") et 2 coups de pieds et on exécute les kata pour la forme esthétique et non plus pour le fond.

La question que l'on peut se poser, quand arrive le temps est passé des compétitions, que reste t'il a la fin ? Toutes les bases "gommées"   ;D  une discipline  qui a aucune "essence".  Content d'avoir suivi le parcourt "technique"


Niveau 2, on peut trouver plusieurs cas, le côté "fric" par des "fumistes", le côté "fric" mais par de vrais experts, le côté non "fric" par non experts, enfin le côté non "fric" par des experts. Chacun a choisir  #papy# , mais ne pas mettre tout dans le même panier, il existe quand même encore des gens sérieux dans les AM et reste encore des "valeurs"

 ;)



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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #5 le: mai 22, 2017, 20:57:20 pm »
Je suis d’accord le Promeneur, pas tout le monde dans le même panier.
Si un instructeur a des signes de piasses dans les yeux, même s’il enseigne des ‘’valeurs’’ je crois que son discourt est vide.  J’en ai connu des comme ça.
Si l’instructeur est un bon homme d’affaire et enseigne des ‘’valeurs’’ cela reste un peu songeur.  À moins que cet instructeur choisi les élèves qui ont du potentiels et pas seulement physique, mais aussi et surtout moral et leur enseignent dans un cours ‘’fermer’’ les vrai choses.


Hors ligne nipaipo

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Re : Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #6 le: mai 22, 2017, 21:09:53 pm »
La rareté apporte la valeur.

non...c'est la valeur qui implique la rareté...ce qui est différent...y a des clubs très fermés qui sont de véritables élevages de comiques troupiers...

Citer
Donc pour le karaté-France étant donné qu’il est presque totalement axé sur la compétition, on peut dire que là aussi c’est commercial en premier.

commercial n'est pas le terme...si la dérive compétitive est réelle, elle n'est souvent pas consciente, même chez les principaux intéressés et ne donne pas pour autant lieu à de gros enjeux financiers comme ça se fait au nouveau monde...en france, la quasi-totalité des activités physiques(et donc les AM), dépendent du milieu associatif  avec donc, des coûts relativement faibles...c'est d'autant plus vrai pour les AM, qui demandent souvent une infrastructure, des équipements et des tenues peu coûteux....

après, le caractère qualitatif du truc est effectivement limité à quelques profs et clubs...maintenant si aborde la chose, d'un point de vue plus..."difficilement acceptable pour l'égo", faut pas se leurrer non plus...combien dans la masse des pratiquants, seraient susceptible de suivre un tel enseignement...?
je n'ai jamais vu de tel cours, dépasser une dizaine d'élèves par enseignant...voir une dizaine d'élèves tout cours...

la dérive potentielle n'est pas pécuniaire...elle est plutôt égotique, si pas sectaire...

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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #7 le: mai 22, 2017, 22:05:24 pm »
Si je comprends bien, la plupart des écoles d’arts martiaux en France possèdent une dizaine d’élèves tout au plus.

Hors ligne Mordel

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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #8 le: mai 23, 2017, 01:50:14 am »
Je dirais que les dérives, peu importe leur nature ou le sens qu'elles puissent prendre; dépend entièrement des intentions et des motivations de la personne qui enseigne.

Pour considérer seulement l'aspect commercial comme exemple, moins l'instructeur dépend des revenus de son club/dojo/école plus les autres aspects seront présents. Donc, la question clé à se poser devrait être pourquoi et dans quel but untel enseigne.

Hors ligne Askinass

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Re : Étude sociale sur les arts martiaux.
« Réponse #9 le: mai 23, 2017, 10:08:30 am »
Si je comprends bien, la plupart des écoles d’arts martiaux en France possèdent une dizaine d’élèves tout au plus.

Bien évidemment que non, on oscille (toujours d'après mon expérience) plutôt entre 20 et 30 élèves. C'est bien-sur une moyenne, j'ai pratiqué dans un club ou nous étions moins de dix et actuellement je suis dans un club ou nous sommes plus de 60. Ce que j'ai pu constater c'est que les clubs ayant le plus grand nombre de membre sont les clubs actifs en compétition et plus le club a des résultats en compétition plus sont nombre d'adhérents augmente et donc ses revenus, sans compter les possibles subventions.

Par contre dans ces clubs axés compétition, le turn over des adhérents est assez important, seul ceux ayant des résultats en compétition restent sur le long terme, les autres sont la pour une saison voir deux. La visibilité locale due aux résultats en compétition permet un turn over important et même l'augmentation des effectifs. A contrario, les clubs avec un enseignement plus profond n'ont souvent que très peu de turn over, les adhérents présents sont la pour longtemps mais sont peu nombreux. J'ai connu l'exemple typique, dans une commune deux club de karate wado ryu sont présent, l'un avec tout au plus 15 adhérents et 2 créneaux horaires par semaine et pas de compétitions au programme et l'autre, 70-80 adhérents, 4 créneaux horaires par semaine et compétitions au programme.

Encore une fois, ce que je décris est une généralité, il existe des clubs sachant allier compétition et enseignement de qualité et ceux la sont les mieux lotis.

 


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