Forums par disciplines > Judo / Sambo / Lutte

recherche anecdotes ou petites histoires sur le judo

(1/2) > >>

bujutsuka:
bonjour, à tous
pour l'écriture d'un livre je recherche des anecdotes, contes ou petites histoires sur le judo ou de quelques maitres en connaissez vous?

lsd:
////////1897...... A cette époque, un intrus força le plafond du nouveau Kodokan et déroba, plusieurs nuits de suite, les provisions des « uchi deshi » (adeptes résidant chez le maître). Deux élèves ceinture noire furent désignés por protéger le garde manger, mais furent sérieusement blessés quand ils s’attaquèrent au « bandit ». Après les avoir rossés, le bandit « déguisé en ninja chinois », ricana : « pauvres faiblards que vous êtes, n’avez-vous pas de meilleurs gardiens au Kodokan ? ». Quatre autres élèves ayant été également rossés la nuit suivante, les seniors désemparés et craignant pour la réputation du judo demandèrent à Sakujiro Yokoyama (1862-1912) de défendre l’honneur du Kodokan. Ce « ichi ban » (le meilleur des disciples) était un des pionniers légendaires du judo Kano. Il était surnommé Judo Tengu (« le démon du judo ») pour sa force physique et pour son efficacité en judo, en jujutsu (qu’il avait pratiqué dès l’âge de 14 ans) et en kenpo (forme japonaise de « boxe chinoise »). Comme prévu, le « bandit » tomba du plafond et il s’ensuivit une bataille farouche. On ne connut jamais l’identité du « bandit », mais il est certain qu’il connaissait une forme de « boxe chinoise ». Yokoyama connaissant la sienne, il n’y eut pas de victoire. L’homme (probablement un ronin ou un ninja sans ressources) s’enfuit et ne revint plus. A l’époque, des techniques utilisées par les premiers membres du Kodokan avaient déjà été abandonnées, ce qui expliquerait pourquoi ce « bandit hors règles » rossa des judoka avancés/////chroniques henry plee

lsd:
EJ Harrison , journaliste, auteur et judoka anglais, a utilisé une anecdote de judo de Yokoyama dans son livre The Fighting Spirit of Japan (publié en 1913):

Je me souviens, au début de janvier 1909, je suis allé dans un certain restaurant, accompagné de M. Kyuzo Mifune, un cinquième professeur Dan du Kodokan. Nous avons remarqué dans un coin de la pièce un groupe de treize jeunes gens buvant du saké, tandis que dans un appartement voisin il y avait un couple de personnes âgées et quelques autres visiteurs prenant de la nourriture. On a vu que les membres du premier groupe se rassemblaient la tête à intervalles fréquents et chuchotaient, tout en jetant des regards dans notre direction. Je n'ai pris aucune attention particulière à ce qui se passait et je ne soupçonnais pas qu'ils avaient des plans sur nous. M. Mifune et moi avons continué à discuter autour de nos boissons. À l'heure actuelle, l'un des coquins s'est approché de nous, a calmement pris mon pardessus et mon chapeau, et a essayé de partir avec eux sous notre nez. Bien sûr, j'ai protesté lorsque le voleur, manifestement déterminé à choisir une querelle, a insisté pour que le manteau et le chapeau lui appartiennent. Une altercation chaude est survenue, au milieu duquel il prit une attitude menaçante, et fut rapidement rejoint par une demi-douzaine de ses camarades de l'autre côté de la pièce. En l'absence d'alternative, M. Mifune a pris la main dans le match. Il évitait les rugosités inutiles, mais en moins d'une minute, il les avait tous abattus avec une succession de coups rapides. Puis le reste du gang s'est attaqué à moi, mais je les ai renversés l'un après l'autre, et l'affaire s'est terminée en moins de trois minutes. Alors que nos victimes reprenaient conscience, elles ne tardaient pas à se faire rares, mais nous avons détenu l'une d'entre elles et l'avons forcé à avouer. Il a admis que leur but était de nous extorquer de l'argent par intimidation. Ils avaient été induits en erreur par nos bons vêtements et avaient imaginé que nous serions des proies faciles. Nous avons laissé le gars partir au lieu de le remettre à la police, car nous considérions qu'il avait été suffisamment puni de notre part. Après le départ des coquins, le vieux couple qui avait été intéressé par les spectateurs de l'événement nous a dit qu'ils venaient d'assister pour la première fois de leur vie à une démonstration pratique dejujutsu et ont été stupéfaits par les exploits merveilleux que les experts ont pu accomplir contre de telles chances. [dix

jomtien:
Je me suis plongé dans la lecture et vie de Jikaro Kano🙏

Jigoro est de petite taille, pèse moins de 60kg.
jeune Kano était brillant dans ses études mais, de par sa constitution menue, il ne pouvait pratiquer les activités sportives de l'époque et était continuellement confronté aux moqueries et aux mauvais traitements de ses camarades plus robustes que lui. Il décida alors de se fortifier physiquement en suivant un programme de développement musculaire : la gymnastique et le base-ball.

 

C'est à l'âge de 17 ans qu'il poussa  pour la première fois les portes d'un Dojo de Ju-Jitsu qui avait survécu, car à l'époque cet art martial avait complètement perdu de son prestige.

 En observant les branches chargées de neige et voyant les plus grosses casser sous le poids de l’agresseur naturel et les plus souples s’en débarrasser en pliant, un moine japonais fit le constat suivant : le souple peut vaincre le fort.

S’inspirant de cette observation et des techniques de combat des samouraïs, Jigoro KANO posa en 1882 les principes fondateurs d’une nouvelle discipline : le Judo, littéralement « voie de la souplesse ».

En proposant un développement physique, moral et spirituel, le Judo permet aux judokas de s’épanouir en harmonie avec eux-mêmes et surtout avec les autres.





Pacifiste de nature, désireux de vivre en paix avec autrui Jigoro Kano décida d'étudier les arts. C'est ainsi qu'à l'age de 17 ans, il commença a étudier le ju-jutsu avec maitre Hachinisuke Fukuta. Dans cette école Tenjin-shinyo Ryu, Kano découvrit les atemi waza et les katame waza. Après la mort du Maitre Fukuda, il entra à l'école Kito Ryu. Ici, il s'imprégna d' un nouvel esprit : " minimum d'énergie, maximum d'efficacité". Ce principe ne le quittera plus et il l'inclura dans méthode. Sa soif de connaissance ne le limita pas à ces deux anciennes écoles. Parallèlement, il en fréquenta d'autre, acheta de nombreux manuscrits anciens, apprit les techniques du Sumo et du Kumi Uchi (l'art des saisies)... De toutes ses recherches et études, sa synthèse prenait déjà forme.


En 1922, il rencontra maître Funakoshi Gishin, père du Karaté moderne, et l'invita à une démonstration dans le cadre du Kodokan.

 

En 1930, il rencontra Maître Morihei Ueshiba, fondateur de l'aïkido. Il décida d'envoyer plusieurs de ses élèves étudier l'Aïkido.  Mais il était trop tard pour créer une synthèse de tous les anciens Budo. D'autres maîtres avait pris place dans le monde du Budo, auquel la jeunesse japonaise s'intéressait désormais de plus en plus. Les grandes voies du combat à "mains nues" : Aïkido, Judo, Karaté continueront d'évoluer séparément. Jigoro Kano devait partager dans un monde où quelques trente ans auparavant, il avait été un des seuls à croire encore en un avenir des anciens arts martiaux de son pays.

 

En 1933, il visita une nouvelle fois l'Europe et proposa Tokyo pour les Jeux Olympiques de 1940.






 

Tony Montana:
La légende raconte que si l'école Judo-Kodokan atteignit une telle renommée, elle le dut à l'un des plus talentueux élèves de Jigoro kano : Saïgo Shiro, qui releva et remporta nombre de défis.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Shiro_Saigo

Saïgo shiro aurait inspiré le cinéaste Kurozawa Akira pour son film "Sugata Sanshiro - La légende du grand Judo"

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19454142&cfilm=21624.html


Navigation

[0] Index des messages

[#] Page suivante

Utiliser la version classique